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Grippe aviaire : levée du confinement chez les amateurs (17/03/2017)


Le Ministre de l’Agriculture Willy Borsus lève la plupart des mesures de prévention contre la grippe aviaire pour les volailles et oiseaux d’amateurs, pour les pigeons et pour les oiseaux coureurs à partir de ce vendredi 17 mars à 14h. Les détenteurs professionnels de volailles doivent quant à eux encore patienter : le risque reste toujours trop élevé pour ce type d’exploitation, comme il l’était déjà lors de la mise en place des premières mesures en novembre.

Le Ministre de l’Agriculture Willy Borsus : « Je tiens à remercier les détenteurs amateurs et professionnels pour leur collaboration et l’application des mesures. Leur application nous permet d’avoir évité jusqu’à présent la dispersion de la maladie dans les élevages amateurs et professionnels de volailles. Rien n’est cependant acquis et la vigilance reste de mise. A ce stade, l'évaluation de risque menée par nos services et nos experts ne permet pas encore de lever le confinement du secteur professionnel, mon objectif étant de protéger globalement la santé animale au sein de nos élevages en Belgique. Je suis conscient des difficultés que cette situation engendre et j'encourage les éleveurs professionnels de volailles à continuer à appliquer strictement les mesures préconisées car le danger n'est pas-encore-totalement derrière nous. »

Quelle est la situation actuellement ?
En février, notre pays a connu trois contaminations par la grippe aviaire du type H5N8 : une chez un détenteur amateur d’oiseaux d’ornement à Lebbeke et deux autres concernaient des oiseaux sauvages (à Oud-Heverlee et à Huldenberg). Le dernier cas date d’il y a 3 semaines ; on observe également une situation qui devient progressivement plus favorable dans les pays voisins. Cette évolution indique que le virus de la grippe aviaire circule moins chez les oiseaux sauvages. De ce fait, le risque de contamination des oiseaux captifs a suffisamment diminué pour pouvoir lever la plupart des mesures préventives chez les amateurs.

Qu’est-ce qui change pour les amateurs ?
Les amateurs ne doivent plus confiner leurs volailles et oiseaux. Cependant, vu que le risque de grippe aviaire n’est pas encore totalement exclu, l’AFSCA conseille fortement cette mesure de protection, en particulier à proximité des plans d’eau où le risque de contamination par les oiseaux sauvages est plus important. Les amateurs sont toujours obligés de nourrir et d‘abreuver leurs animaux à l’intérieur ou sous filets.
Les rassemblements d’oiseaux et de volailles (expositions, concours, ventes, bourses, …), y compris les vols d’entrainement et de concours de pigeons, sont à nouveau autorisés moyennant les conditions habituelles : autorisation du bourgmestre, contrôle par un vétérinaire, liste des participants.
De plus, les amateurs sont à nouveau autorisés sur les marchés publics. Comme toujours, les oiseaux doivent avoir été confinés dans les 10 jours qui précèdent la tenue du marché.
La chasse avec les rapaces reste interdite. Lors de ce type d’activité, le risque de contamination par les oiseaux sauvages est encore jugé trop élevé.

Qu’est-ce qui change pour les professionnels ?
Etant donné qu’ils détiennent de beaucoup plus grandes quantités de volailles, le confinement est maintenu chez les détenteurs professionnels. Une exception est faite pour les oiseaux coureurs (autruches, nandous, émeus, …) : bien que le confinement reste toujours conseillé, les oiseaux coureurs peuvent à nouveau sortir en libre parcours, étant entendu que, comme chez les amateurs, ils doivent être nourris et abreuvés à l’intérieur ou sous filet.
L’Agence évalue quotidiennement la situation en Belgique et dans les pays voisins. En conséquence, si la situation favorable actuelle se maintient, une levée totale des mesures de confinement pourrait être envisagée avant le 10 avril.

L’ensemble des mesures est consultable sur le site internet de l’AFSCA :
- Toutes les informations concernant la grippe aviaire : www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/
- Pour les amateurs : www.favv.be/santeanimale/grippeaviaire/detenteursamateurs.asp



Rapport de l’assemblée du 6 novembre 2015 à l’AFSCA à Bruxelles.

Pour l’AFSCA : Mr. Philippe Houdart
Fédérations U.O.B. :
A.O.B., Aviornis, K.E.V., U.O.B., W.P.C., K.B.F.K.
Excusés : K.B.O.F., B.P.C., Vimibel

A propos des problèmes d’interdiction de bourses d’oiseaux l’année précédente, l’Union Ornithologique belge – C.O.M. Belgique a pris l’initiative d’introduire une requête d’assemblée de concertation avec l’AFSCA.
Les présidents des fédérations affiliées à l’U.O.B. y ont été invités.
Nous avons été reçu par le Directeur de la Prévention de Crise, Mr. Philippe Houdart, lequel a répondu aux questions posées lors d’une assemblée de concertation avec les fédérations.

Quelles sont les obligations générales lors de l’organisation d’expositions, concours de chant ou bourses d’oiseaux ?
(AR du 5 mai 2008 modifié par AR du 8 mai 2013 et 20 janvier 2015 )
Les rassemblements de volailles et/ou d’autres oiseaux captifs ne sont autorisés que moyennant le respect des conditions suivantes :
a) l’organisateur du rassemblement s’enregistre auprès de l’Agence alimentaire au minimum 48 heures avant le début du rassemblement;
b) l’organisateur du rassemblement tient une liste mentionnant le nom et l’adresse des détenteurs qui participent avec leurs animaux au rassemblement. Cette liste doit être mise à la disposition de l’Agence alimentaire pendant au moins 2 mois.
c) le rassemblement est placé sous la surveillance officielle d’un médecin vétérinaire agréé désigné par l’organisateur du rassemblement.
L’organisateur communique le nom du vétérinaire agréé désigné à l’UPC (Unités Provinciales de Contrôle )  concernée avant le début du rassemblement.

Concernant la vente d'oiseaux et de volailles sur les marchés publics, les conditions particulières reprises ci-après s’appliquent en complément des conditions générales et de la réglementation en vigueur :

  • les marchands agréés et les particuliers peuvent présenter des volailles ou des oiseaux ;
  • pour les particuliers, il ne peut s'agir que de ventes occasionnelles et d'animaux de leur propre production ;
  • si plusieurs marchands se trouvaient en même temps sur le marché, il faut qu’ils soient éloignés le plus possible les uns des autres. Il convient donc si nécessaire, de limiter le nombre de marchands sur le marché ;

En plus des mesures reprises au point précédent, il est interdit, sur les marchés de volailles et d’autres oiseaux captifs, de mettre en vente des volailles ou d’autres oiseaux captifs n’ayant pas été confinés ou protégés de façon à rendre impossible le contact avec des oiseaux
sauvages pendant les 10 jours qui précèdent la venue sur le marché.

Quels documents utiliser pour l’enregistrement et l’inscription obligatoires du rassemblement auprès de l’AFSCA ? P. ex. Flandre orientale, oui, pour le Limbourg non. Ne serait pas nécessaire pour le hobby ?
Lors de l’organisation d’une exposition, concours de chant, bourse d’oiseaux, le secteur hobbys est tenu à se faire enregistrer auprès de l’AFSCA de la province où sera organisé le rassemblement.
L’organisateur communiquera le nom du vétérinaire agréé préposé à l’UPC concernée avant le commencement du rassemblement.
Certains ont montré trop de zèle en demandant des documents qui sont exclusivement prévus et obligatoires pour le secteur commercial. Il suffit que l’organisateur envoie un simple document à l’UPC de sa province (voir modèle en annexe).
Il appartient à l’organisateur de préposer le vétérinaire et de régler les coûts qui en résultent.

Pourquoi l’année précédente, lors du foyer aux Pays-Bas, tout a été levé après un court laps de temps dans ce pays et l’interdiction prolongée jusqu’au 20 janvier en Belgique ?
Il s’agissait ici du virus très contagieux H5N8. L’AFSCA n’a pas voulu courir des risques. Tout compte fait la mesure avait pu être levée plus tôt. A l’avenir tout sera mis en œuvre pour tenir compte d’expositions, concours de chant et bourses d’oiseaux pour maintenir la période de l’interdiction aussi courte que possible.

Pourquoi, tout comme l’année dernière, les marchés peuvent avoir lieu et les marchands peuvent-ils vendre des oiseaux dans leur magasin alors que les bourses d’échange sont interdites ?
Les commerçants qui vendent des oiseaux sont enregistrés auprès de l’AFSCA. Les détenteurs d’oiseaux qui fréquentent par hasard le marché, ne le sont pas.
A l’avenir une interdiction pour particuliers pour participer aux marchés publics au même moment d’une interdiction pour les bourses d’oiseaux, ne serait pas impossible. Ceci dépendra également du degré pathogénique du virus et du fait que les oiseaux y sont sensibles ou moins sensibles.

Un vétérinaire signifie une lourde dépense financière pour l’organisateur. Quel document faut-il comme preuve de contrôle du vétérinaire. Signer la liste des participants ?
Que signifie surveillance officielle ? La présence ininterrompue du vétérinaire ?
Le vétérinaire doit de toute façon se présenter pour un contrôle à vue.
Il ne doit pas être continuellement sur place. Il lui suffit de signer la liste des participants et de parapher toutes les pages. Après ce contrôle sa présence n’est plus nécessaire.

Les cailles détenues comme hobby, ne peuvent-elles être classées sous oiseaux d’agrément. Celles-ci n’ont aucun contact avec d’autres oiseaux ?
Ceci sera pris en considération pour les maintes espèces de cailles d’agrément.
La caille du Japon restera probablement de la volaille, à cause de ses élevages multiples pour consommation.

Ne peut-on organiser les expositions et les bourses d’oiseaux sans la présence de cailles ?
Un consentement à cette question permettrait une participation à maints autres oiseaux.
Les cailles sont encore toujours de la volaille ; un arrangement sur ce point semble donc minime.

Vaccinations
L’hobbyiste est-il obligé de vacciner ses cailles ?

Toutes les cailles participant à une exposition ou bourse (rassemblement) doivent être vaccinées (à l’exception de la caille naine).
En cas de détention uniquement chez soi comme hobby, elles ne doivent pas être vaccinées.

Les pigeons (descendants de Columba livia) sont-ils encore toujours soumis à vaccination ?
Les pigeons qui participent à des rassemblements doivent encore toujours être vaccinés contre Newcastle disease (Paramyxovirose).

En tant que fédération de Canaris de chant, nous avons une question spécifique, notamment :
Ne pouvons-nous pas, en tant que fédération de canaris de chant, sortir du cadre des mesures générales contre la grippe aviaire ou ne pouvons-nous pas rassembler en dehors de la surveillance du vétérinaire, étant donné que nos canaris sont protégés (confinés) des oiseaux vivant dans la nature, durant toute l’année et surtout pendant la période de concours. Ceci pour la simple raison de ne pas les exposer à l’enregistrement de sons/bruits étrangés (et par conséquent fautifs) dans leur chant typique ?

Il est très difficile de faire des exceptions, ici la question se pose : où se trouve la limite ?
Cette question n’est donc pas réalisable.

Lorsqu’en tant que particulier, on va chercher ou amener un oiseau dans un pays de l’Union européenne a-t-on besoin d’un certificat sanitaire ?
En principe ceci ne nécessite pas un certificat sanitaire. Il s’agit pourtant d’une initiative dangereuse lorsqu’on voyage avec des oiseaux sur un territoire étranger. Lors d’un contrôle pâs mal de difficultés peuvent surgir. La police ou la douane ne sont pas toujours bien à la hauteur de l’espèce ou de ce qui est admis ou non. C’est pourquoi un certificat sanitaire est plus que recommandé.

Avec nos remerciements à Mr. Philippe Houdart, Directeur Prévention de Crise de l’AFSCA pour le bon accueil et les réponses claires à nos questions.